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Le F. Haine a sauté sur Vitrolles
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réalisée par Ras l'Front Vitrolles
B.P. 20, 13741 Vitrolles cédex
tél/fax : 04 42 75 26 51
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Sommaire
En guise d'introduction...
Un historique rapide fait par Ras l'Front Vitrolles. Illustré de photos relatant les divers
épisodes de la vie locale (bombage anonyme pendant la campagne,
manifestation de la Charette, des syndicats, pour proposer des noms de rue,
le Sous-Marin muré par la mairie...).
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Le F. Haine en campagne permanente
Le F. Haine mène une campagne en permanence. Tracts, cages d'escalier de 1995 à
1997, Mégret n'a pas ménagé sa peine : sécurité,
dénonciation des pourris, de la mosquéed'Anglade...
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Les élections annulées, le F. Haine passe la vitesse...
Feu nourri sur Anglade et sa gestion municipale. Le F. Haine dénonce pêle mêle
la violence, les groupes de musique proches de Nique Ta Mère et même la
présence de CRS dans Vitrolles !
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Le F. Haine n'aime vraiment pas Ras l'Front
Ras l'Front est financé par la mairie, par des sympathisants intégristes
islamistes... Ras l'Front prépare un mauvais coup, bafoue les lois... On
pourrait en rire s'il ne s'agissait d'un parti fasciste qui n'hésite pas à livrer des noms et des
adresses dans ses tracts... Et à passer aux actes !
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Après le premier tour, toutes les forces F. Haine dans la bataille
Le F. Haine met toutes ses forces dans la bataille. Brigitte Bardot est appelée en renfort et toutes
les associations frontistes, réelles ou bidons, sont mises à contribution : les
femmes, les parents d'élèves, chrétiens, rapatriés, musulmans, sportifs,
écologistes, chefs d'entreprises, les amis de Marignane...
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Face aux Mégret...
Quelques tracts de la campagne électorale. Notamment celui commis par Anglade qui explique que
ce que le FN propose, il l'a déjà fait ! Effets garantis pour encourager le vote F. Haine...
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Ras l'Front Vitrolles, un combat au quotidien
Impossible de présenter ici des dizaines de tracts, affiches, autocollants édités
par Ras l'Front Vitrolles pendant les nombreuses campagnes et hors celles-ci. Présent sur tous les
fronts, musique, manifestations syndicales, aux côtés du Sous-marin, dans la Charette...
Ras l'Front Vitrolles édite aussi un journal que vous pourrez vous procurer en leur écrivant.
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En guise d'introduction...
La preuve par les chiffres
En 1985, le candidat F. haine totalisait
26,63 % des suffrages vitrollais au premier tour des
cantonales.
En 1989, le candidat F. haine totalisait
11,75 % des suffrages vitrollais au premier tour des
municipales. Deux élus frontistes entraient au conseil
municipal.
En 1995, Bruno Mégret obtenait
43 % au second tour des municipales et siégeait avec
6 autres élus au conseil municipal.
En 1997, Catherine Mégret, se substituant à
son mari invalidé, est élue maire à la
majorité absolue avec 52,48 %.
Mégalomanie urbaine
Village de 5 000 habitants en 1968, la ville champignon frise les
40 000 habitants trente ans plus tard sur fond de chaos urbain,
commercial et industriel quadrillé par quatre artères
routières dont une autoroute avec son échangeur.
Vitrolles est une ville nouvelle créée par l'État au
début des années soixante-dix, stoppée net dans son
développement économique dès le choc pétrolier
de 1973. Dans le même temps, son peuplement galopant de
déracinés (du nord et de l'est de la France, des quartiers
nord défavorisés de Marseille) complète les
ingrédients d'un mélange détonant qui aiguise
l'appétit électoraliste du F. haine dont la direction
nationale a commencé sa grande chasse aux électeurs avec sa
campagne contre l'immigration.
Malgré tout, il faisait bon vivre à Vitrolles, notamment
avec son tissu associatif important, ses lieux culturels dynamiques
(théâtre de Fontblanche, café-musique pour les jeunes,
cinéma à la programmation intéressante...).
De mauvaise surprise en cauchemar
C'est vers le milieu des années quatre-vingt que les Vitrollais
commencent à voir apparaître sur les murs de leur ville des
affiches F. haine et des tracts contre les immigrés dans leurs
boîtes à lettres. La machine de guerre des frontistes est en
action grâce à des équipes de militants venues
d'ailleurs.
Cette apparition d'abord souterraine, lourde d'avertissement, est
ignorée par la majorité de la population, y compris par le
conseil municipal du maire PS, Jean-Jacques Anglade, élu en 1983 et
réélu au premier tour en 1989. Les politiques d'alors nagent
dans l'euphorie des revenus des zones commerciale et industrielle et
préfèrent essayer d'équiper une ville artificielle
longue de douze kilomètres sans prêter l'oreille au
mécontentement qui monte, ni attention aux problèmes qui
s'accumulent : stagnation du marché du travail, nouveaux
contrats de travail sous-qualifiés, chômage croissant et
malaise social (mirage de l'accession à la propriété
notamment). Dans cette ambiance malsaine, le F. haine opère
des percées à chaque nouvelle élection et affine sa
stratégie de sape et de division. Les mécontents et
les insatisfaits sont toujours très réceptifs aux solutions
simplistes et trouvent qu'un bulletin dans une urne est une
démarche très discrète et qui ne les commet pas.
La mayonnaise électoraliste F. haine prend bien, dans
l'indifférence des politiciens locaux. Et Jean-Pierre Stirbois,
numéro deux du F. haine, de se présenter aux
législatives de 1988 et d'y remporter 30,50 % des suffrages
à Vitrolles ! Il n'est alors plus question de menace, il y a
bel et bien péril en cette ville.
Les rares militants actifs locaux sont organisés par des cadres
nationaux du F. haine. Ils se réunissent encore entre sympathisants
et commencent leur travail de sape en organisant des réunions type
" Tupperware ". A leur thème favori
d'immigration, ils ajoutent celui de l'insécurité
et font courir par ce biais les pires rumeurs et faux bruits sur
" les Arabes, qui mettent la ville à la merci des
dealers et des voyous ".
En 1989, le maire PS est donc réélu dès le premier
tour. Ce qui le conforte avec son équipe pour négliger la
montée en puissance du F. haine. Mais au lieu de se souder
davantage face au danger, la majorité municipale s'effrite
progressivement pour se réduire aux élus PS. Ce n'est
qu'à partir de 1992 que les dirigeants de la ville paraissent
s'intéresser enfin au monstre frontiste et qu'ils ne trouvent rien
de mieux que de tenter de reconquérir leur électorat par des
mesures sécuritaires : doublement des effectifs de la police
municipale, installation de caméras vidéo de surveillance
urbaine et fermeture du centre-ville. Piètre stratégie,
alors que l'endettement municipal devient alarmant (plus de
20 000 F par habitant depuis 1993). Négligeant les
besoins sociaux, Anglade et son équipe s'isolent de leurs
administrés et se lancent dans d'extravagantes dépenses de
prestige dont la construction du Stadium (salle polyvalente de
100 millions de francs) est la plus marquante.
Le F. haine se déchaîne alors contre le
maire pour l'attaquer violemment au nom de la dilapidation des
deniers publics dans son journal Allez Vitrolles et toujours
dans des tracts boîtés et distribués maintenant en
force sur les marchés de la ville.
La municipalité PS est reconduite à l'arraché en 1995
contre Bruno Mégret, au terme d'une campagne de haine, de
diffamation et de violence difficilement imaginable, qui va donner une
image caricaturale de Vitrolles dans les médias. Le F. haine
conserve ses sept élus au conseil municipal. Depuis, la situation
financière de la ville devient accablante tandis que le maire et
certains de ses adjoints sont mis en examen et que le groupe PS
éclate.
Dans le même temps, les besoins sociaux sont toujours ignorés
et le manque de personnel municipal se fait sentir. Cette situation
catastrophique laisse les politiques sans réaction
énergique. Le F. haine redouble de virulence raciste et haineuse
par une présence et une propagande outrancières.
Fin 1996, l'élection d'Anglade est invalidée et
Mégret devient inéligible. L'acharnement d'Anglade à
se représenter, l'abandon de la gauche au niveau national
conduisent à l'élection à la majorité absolue
de la candidate surprise Catherine Mégret le 9 février
97 : une sinistre première historique en
France.
Le Désordre Nouveau Vitrollais
Dès son entrée en fonction, le nouveau conseil municipal
frontiste parachève son travail de destruction de la vie sociale
vitrollaise avec comme maître-mots : les économies
budgétaires et le tout-répression. Ses objectifs :
remodeler la ville à sa convenance et combattre toute
résistance.
Surviennent les licenciements du personnel municipal à statut
précaire : agents de prévention (après agression
de deux d'entre eux), éducateurs de rue, contractuels des maisons
de quartier, directrice du cinéma... en fait tous les
non-titulaires de la collectivité locale, gens de gauche ou en tout
cas non frontistes. 150 employés au total dont la majorité
décide de se regrouper en association : La Charrette, et de
faire appel à la justice. Le F. haine a déjà
dû les licencier deux fois, après intervention de la
sous-préfecture. Une triste saga qui va coûter plus
de 100 millions de francs aux contribuables vitrollais. D'autant
plus que certains licenciés ont été remplacés
par des gens du F. haine, pour la plupart non Vitrollais (anciens colleurs
d'affiches, hommes de main du DPS, agents subalternes de la police
nationale...), d'autres par de jeunes Vitrollais que le F. haine
espère rallier à lui, mais tous dépourvus des
qualifications et des compétences indispensables.
Le nouveau maire s'empresse d'augmenter les effectifs de sa police
municipale au mépris de la législation en vigueur en
France. Elle est notamment dirigée officieusement par un
fonctionnaire en exercice de la Brigade anti-criminalité de
Marseille qui a été suspendu par sa
hiérarchie. La mairie met en place une brigade
d'intervention spéciale qui, dès la nuit venue,
fait la chasse au faciès, aux jeunes et aux résistants dans
les quartiers, contrôle abusivement les papiers et intervient
brutalement, en toute illégalité. La police nationale est
violemment attaquée dans le nouvel outil de propagande de la
mairie : le bulletin mensuel Le Rocher et ses nombreux
suppléments La Lettre du Maire, au point de provoquer
les protestations du préfet de police et la colère d'un
syndicat de policier.
Le secteur de la culture, par essence opposé à
l'inculture du F. haine, est attaqué : le seul cinéma
municipal, Les Lumières, est privé de sa directrice
éclairée et rebelle qui est remplacée par un ancien
projectionniste de films pornos. Depuis le public boude les salles
obscures. Le café-musique, Le Sous-Marin, est en butte aux
interventions illégales et violentes des séides
frontistes pour qu'il ferme et soit remplacé par une
cyber-maison de quartier.
Les écoles sont aussi la cible du F. haine là où
il peut agir : le personnel non enseignant (ATSEM) devait être
affecté à des tâches supplémentaires qu'il a
refusé avec énergie. La mesquinerie frontiste se
traduit donc par la suppression des serviettes en papier dans les cantines
et la réduction jusqu'à 70 % de la fourniture de lait
dans les maternelles. Par ailleurs, l'APEVEE (Association des
parents d'élèves de Vitrolles et des environs),
téléguidée par le F. haine et affiliée
à la nébuleuse FNAPE (Fédération nationale des
associations de parents d'élèves) est apparue aux
dernières élections des représentants des parents
d'élèves.
Les aides sociales aux Vitrollais en difficulté sont
accordées au compte-gouttes aux familles françaises
d'origine et le traitement des dossiers des familles d'origine
étrangère est considérablement retardé et
passe par le filtre impitoyable de Fraternité française,
satellite caritatif du F. haine. Les horaires de réception des
étrangers ont été très réduits par la
municipalité frontiste. De plus, des contrôleurs de la mairie
rendent systématiquement visite aux R-mistes afin de s'assurer de
leur identité !
Le F. haine n'oublie pas les nombreuses associations qui ne lui sont
pas favorables ou qui refusent d'accueillir ses gens pour les
manipuler. Il supprime ou diminue sensiblement leurs
subventions pour qu'elles disparaissent et il les remplacent par
d'autres assos inféodées ou manipulables. Ainsi le foyer de
jeunes de Fontblanche est remplacé par une association de
chasseurs.
Les services techniques municipaux ont été amputés avec
la création d'équipes de volontaires qui se déqualifient pour
l'élagage des arbres, le nettoyage urbain ou le dépoussiérage
de rambardes (!), délaissant ainsi les tâches pour lesquelles
elles sont qualifiées. La kärcherisation systématique
des affiches des résistants : partis de gauche, Ras l'front ou MDV
(Mouvement démocratique vitrollais) est révélatrice et coûteuse.
Enfin, les camions bennes des éboueurs prennent du
retard dans leur tournée du fait de la vétusté des véhicules
qui ne sont ni entretenus, ni remplacés.
Ainsi, le F. haine ment lorsqu'il prétend vouloir faire
faire des économies aux contribuables vitrollais. Bien au
contraire, il dépense des sommes considérables pour
indemniser les licenciés et les doubler par ses gens, pour les
frais de justice qui s'ensuivent et ceux des procès que les
frontistes intentent, à tort et à travers, à leurs
opposants, - sans compter le dernier procès perdu par
Catherine Mégret -, pour sa propagande écrasante et
permanente, pour sa police " milicipale " fasciste
et raciste, pour la rétribution, les frais d'hébergement et
les locations de véhicule de ses hommes de main venus d'ailleurs,
pour les déplacements aériens et terrestres de Mme le Maire
et de son conseiller spécial de mari, pour ses " coups
d'éclat " réactionnaires (débaptisation de
la ville et de certaines rues), pour ses animations traditionalistes et
pseudo-provençales foireuses à la rare fréquentation
(Fête de la musique, célébrations du 14 juillet et du
15 août, bals populaires d'août, nouvelles Nuits du Rocher) et
pour tous les coups bas à venir contre la République et la
démocratie que le F. haine hait de toutes ses forces. Que vaut donc
une baisse de 0,1 % des impôts locaux, triomphalement
proclamée, contre une très discrète augmentation de 2
F du mètre cube d'eau ?
Et vous, dans ce cloaque F. haine ?
Ce tableau, forcément incomplet, d'infiltration F. haine
à Vitrolles depuis douze ans et de quelques mois de pouvoir
municipal est terrifiant mais il veut être un avertissement
à tous ceux qui doutent encore de la force brutale et de la
volonté farouche du F. haine à prendre le pouvoir
où que ce soit en France d'abord, puis dans le pays tout
entier. Rien, ni aucune localité ne lui sont
indifférents. Pour lui, tout est bon à prendre, de la plus
petite instance à l'appareil d'État en bout de course qui
est son objectif final. Il en a le temps, les moyens financiers et les
hommes dévoués à ses desseins inavouables.
Les Vitrollais ont péché par excès de confiance,
anesthésiés par trop d'années d'assistanat et
d'endormissement de la part de l'ancien pouvoir municipal. Devant la
menace, ils n'ont su faire que le gros dos et se replier sur
eux-mêmes. La résistance citoyenne au F. haine n'est apparue
qu'à la mi-1995 avec Carrefour Laïque. Ras l'front, le bouc
émissaire du F. haine vitrollais, ne s'est constitué qu'au
printemps 1996. D'autres ont suivi, mais un peu tard. Cependant, à
défaut de combler ce retard irréversible, les
résistants vitrollais sont de plus en plus nombreux pour enrayer la
machine de guerre frontiste. Ils informent, dénoncent, manifestent
à chaque dérapage et alertent les médias. Ils
gênent le F. haine qui ne s'est jamais privé de les menacer,
les insulter, les harceler et les agresser.
Il est nécessaire de dénoncer la plus petite tentative du
plus obscur frontiste contre la République, contre la
démocratie et les droits de tous les habitants de notre pays, de
secouer les politiques inconscients ou trop confiants, de
provoquer le rassemblement citoyen, de s'organiser, de briser
l'enfermement et le repli sur soi propres à tous les
phantasmes, débordements et extrémismes.
Le F. haine vous en veut, le F. haine exploite impitoyablement toutes
les faiblesses avec une force et une énergie qui n'épargne
rien ni personne.
Hier, le F. haine a forcé les portes des mairies de Toulon,
d'Orange, de Marignane et de Vitrolles, résistez-lui dès
aujourd'hui !
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